Diagnostic et traitement du TDAH en Europe

L’enquête d’ADHD-Europe 2020 (à laquelle ont répondu 22 organisations membres de 19 pays) reflète certains changements positifs au cours de la dernière décennie, par rapport aux enquêtes précédentes, à savoir:

1) le nombre de pays disposant de lignes directrices nationales pour le TDAH a augmenté

2) davantage de marques de médicaments sont disponibles

3) une plus grande sensibilisation des spécialistes au “TDAH chez les adultes” ainsi qu’à la persistance du TDAH à l’âge adulte.


Malheureusement, certaines circonstances ont encore besoin d’être améliorées :
1) La persistance de longues listes d’attente pour l’accès des enfants aux services de diagnostic dans la plupart des pays membres (contrairement aux conseils d’une intervention précoce recommandée par le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE), Royaume Uni.

2) L’inadéquation persistante des services de santé pour les adultes dans de nombreux pays (alors que la recherche montre que le TDAH non traité peut entraîner un risque accru d’automédication ou de toxicomanie, de chômage, d’augmentation des accidents de la route, etc.) et le manque de cliniques familiales où l’enfant ET le parent peuvent être traités simultanément (le TDAH étant un trouble héréditaire).

3) Les marques de médicaments “génériques”. Certains membres rapportent une augmentation des effets secondaires des médicaments pour les mineurs utilisant des génériques, d’autres rapportent des effets positifs. Il est urgent de mener des recherches impartiales sur ce sujet, notamment sur l’efficacité comparative des médicaments et l’observance du traitement avec des médicaments de marque et des médicaments génériques. Les systèmes nationaux d’achat de médicaments peuvent prendre principalement en compte le prix et ne disposent pas de mécanismes de retour d’information des spécialistes et des patients (sauf en cas d’effets secondaires physiques extrêmes). En outre, les ruptures de stock mettent particulièrement en danger les jeunes en période d’examen.

4) Manque d’accès aux spécialistes et manque de choix de médicaments. Il existe des disparités nationales et régionales (notamment dans les zones rurales des grands pays, des pays insulaires et des pays d’Europe de l’Est) qui sont souvent dues à un financement national insuffisant des services de santé mentale.

5) Une “stigmatisation” culturelle persistante du TDAH parmi les spécialistes, dans les médias et le grand public. Certains pays membres mentionnent même que les professionnels dominants appliquent une approche psychanalytique uniquement au lieu d’une approche de traitement multimodale pour les enfants et les adultes atteints de TDAH. Il existe différents points de vue sur le TDAH en tant que trouble et sur les traitements médicaux dans la société.

L’enquête montre que, malgré des développements positifs, la situation idéale, dans laquelle une personne touchée par le TDAH peut accéder aux mêmes normes de soins et de médication où qu’elle se trouve dans l’UE, est encore très loin de la réalité.

Il est évident que la recherche, le soutien et les contacts entre les membres d’ADHD-Europe sont bénéfiques à la communauté européenne des personnes touchées par le TDAH.

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